Voyages autour de la palette terre

Destination : là où le vent me portera... Moyens de déplacement : tout ce qui me tombera sous la main, dont... un dromadaire !

Retour prématuré vers la France

 

Optimisme

Opération : atroces douleurs

Réflexions

Retrouvailles 

 

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OPTIMISME

       

Je suis en France et mon opération est prévue pour demain, vendredi. On va savoir si l’infection a touché des tissus, voire l'os. De toute façon, je serai bientôt sur pied malgré les deux semaines à un mois et demi de plâtre. Mon hôpital c’est à Villefranche sur Saône, si vous avez l'occasion de passer. Sinon, on se voit bientôt sur Lyon avec le Karna et les amis. 

          

Pas trop longtemps, hein, maxi un mois ou deux. Juste de quoi me réorganiser, rassembler le matos nécessaire, chercher des aides financières ou un éditeur. Et le tour du monde reprend, en (re)commençant par l’Afrique sur mon dromadaire. Plus en forme que jamais, je vais repartir après avoir gagné un peu en Espagne avec mes spectacles de feu.

       

OPERATION : ATROCES DOULEURS

       

En attendant, la sortie du bloc fut très violente, la morphine ne faisait pas effet sur moi, j’émergeai en larmes et en cris. Tout le service m’a entendu. On commença par augmenter les doses, jusqu’à endormir ma jambe pour faire cesser la douleur – une solution ultime et risquée.

        

Conséquence : quelques jours avec des petits cachets rouges de morphine (encore) matin midi et soir. Plutôt cool, stone légalement, après dix mois sans fume ni alcool, que des méditations au côté des esprits du monde ! On m’autorise à attendre les résultats des analyses de tissus et d'os à la maison. Avec des béquilles afin que je ne sois pas trop mobile (j’ai mal debout), mon cher chirurgien a deviné que je ne tiendrais pas en place avec un fauteuil. Ma deuxième prison de confort ! 

       

Pas besoin d’ambulance cette fois pour m’échapper, je cours voir mon médecin familial et j’obtiens un fauteuil roulant. L’après-midi même, j'avais pris le train et jouais les casse-cous dans les rues de Lyon. Comme promis.

       

REFLEXIONS

          

La France, dur retour, trop d'incompréhension, de tristesse aussi, face à un monde qui s'oublie et ne cherche plus les chemins de la lumière. Du temps libre, certes, mais qu’on se contente de remplir d'occupations inutiles à la vie d'un homme : l’apparence, la consommation, le matériel. Mais où est le spirituel ? « Ce n’est pas la vie qui est dure, ce sont les hommes qui sont durs » (Abas). La morosité s'étale sur des visages sages, où les années, les moments vécus ne sont pas encore inscrits. Ici, le temps passe, on le laisse filer. J'ai de la peine pour toutes ces personnes qui mourront un jour, sans avoir vécu leurs rêves, qui les auront peut-être même oubliés ! J’ai parfois l'impression que notre devoir à nous, les voyageurs, c’est d'être les yeux de nos proches. Nous sommes des élèves de la lumière, de la vie. Nous deviendrons professeurs et transmettrons à notre tour tout cet amour qui a nourri nos esprits tout au long de nos expéditions autour de la « palette Terre » (Lisa, 11 ans). 

         

Il y avait pourtant un bon côté dans tout cela. Comme à chaque merde qui m’est tombée dessus, je découvrais une raison plus profonde, plus spirituelle que la simple blessure (même purulente), dans ce retour d’Afrique. Il n’y a pas vraiment de hasard dans les galères, elles nous font progresser elles aussi. Plus encore que les bons moments, ce sont elles qui déterminent notre vie.

          

RETROUVAILLES

           

Les raisons cachées de mon retour se sont dévoilées au fil des jours, ou plutôt, elles m’ont éclaté au visage, c’est devenu évident. Avant de repartir – pour de bon cette fois – je devais me consacrer à des gens qui avaient besoin de moi tout comme j'avais besoin d'eux pour faire évoluer mon périple. Je retrouve Sarah, mon amie d'enfance. Elle s'était éloignée de ma vie depuis une dizaine d'années. Elle avait un besoin inconditionnel d'une écoute attentive et d'une épaule, de changement, de découvertes. Elle avait besoin de moi. Moments intemporels.

            

Et aussi Safak, mon compère du collège qui réapparaît ! Avec lui j'ai passé tant d’heures heures à rêvasser, jouer, inventer des conneries inimaginables, il y a quelques années de cela. Des souvenirs magiques éclosent. Et cette stupéfaction grandiose de voir tous les deux ce que l’autre était devenu, après toutes ces années ! Qui aurait cru qu’il aurait viré rasta révolutionnaire ? 

          

Plus qu’une rencontre, une découverte, Flore, la tite Pouille du monde. Une charmante demoiselle, 17 ans, déjà marquée par la vie, extraordinairement mature pour son âge, jamais vu une fille aussi jeune avec une si grande étincelle en son cœur… tellement amoureuse de la vie.

      

  

Puis vint le retour frappant de Virginie, une âme sœur à travers le temps, sans attache…

           

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Publié à 08:54, le 29/12/2020, France

compliments

bonjour,
je viens de découvrir votre carnet de bord, j'ai beaucoup apprécié votre façon de décrire vos périples.
j'espère que votre jambe va mieux et que vous pourrez bientot repartir, bon vent. j'attends le prochain résumé.

marie - 16:08 - 16/12/2011

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