Voyages autour de la palette terre

Destination : là où le vent me portera... Moyens de déplacement : tout ce qui me tombera sous la main, dont... un dromadaire !

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Le debut du grand voyage de ma vie... quelques explications

 

Quand j'étais sédentaire

A tout juste 18 ans, je me retrouve sur les routes du monde.

 

Comment tout a débuté : 

   

A 15 ans je decide de tenter la vie chez mon père. Durant un an et demi, apprentissage et destruction psychologique se mêlent, je rencontre les gens de la misère et un éternel rebelle du système, mon paternel. Il oscille entre folie de l'alcoolisme et exceptionnelle grandeur d'esprit, je découvre des dures réalités mais m'enrichis en humanité et en force.

 

J’obtiens mon brevet des collèges et retourne vivre chez ma mère avant d'entrer à la Mache, une grande école de menuiserie et agencement de Lyon. Quelques mois me suffiront à comprendre que les bancs ne sont pas pour moi… Trop de rigueur et de règles pour un enfant d'artiste qui, quand il le veut, est premier de sa classe en atelier.

Quand la route m’a attrapé

 

Une excursion scolaire me fait découvrir lArdèche, je décide d’y retourner pour les deux mois de grandes vacances. Sans diplôme, j'arrête les études pour me consacrer à la route, simplement. Je pars sans argent et fais mes premières expériences du monde de la rue en Ardèche.

 

J’étais déjà staffeur (danse avec un bâton d'1,50 mètre, enflammé à ses extrémités), en quelques semaines, je deviens aussi cracheur de feu grâce à un ami punk et remplis mon CV de nouvelles disciplines ! De plus en plus, je rencontre les gens du voyage et des spectacles de rue : clowns, comédiens, gens du cirque… et commence à ne vouloir vivre que de ma discipline, les arts du feu.

 

 

 

Elodie, prof de yoga revenant de la route des Indes, passe sur mon chemin. Durant quelques mois elle me sortira du monde des punks pour me faire découvrir celui des babos et de la vie en camion. Pendant notre vie commune, nous discutons très souvent de l'Espagne. A notre séparation, je m'envole en stop direction Barcelone afin de voir si la vie y est aussi belle que l'on me l'a souvent décrite. 

       

Je n’ai jamais appris l'espagnol à l'école, et je débarque dans ce nouveau pays sans savoir dire un simple hola…

 

 

 

 

Quand l’Espagne a pris mon cœur

 

Il me faut quelques semaines et mois d'adaptation, de spectacles en découvertes.

 

Je rencontre un jeune Français, Sylvain, qui voyage aussi sur ses spectacles de feu. Nous nous associons quelques mois, jusqu’à ce que nous entendions parler des communautés hippies d'Andalousie. Une virée insolite entre galères et simplicité où les rencontres se furent de plus en plus étonnantes, des Slovaques qui descendaient à vélo de leur pays jusqu'au Maroc, à une hippie vivant depuis des dizaines d'années de l'artisanat dans la rue et habitant dans la simplicité une vieille caravane sans roues déposée au milieu d’un grand champs d'oranges légué par son père…

 

Une aventure qui me prit au cœur et m'appela toujours plus loin.

 

Quand je suis remonté en France

 

Pour habituer la famille doucement à mon absence, j’accepte de rentrer en France pour les fêtes. Des ennuis de santé me bloquent quelques mois à la maison.

 

Redevenu libre, je fais la rencontre du Karnaval Humanitaire, une association étudiante lyonnaise qui organise chaque année un festival dont elle reverse les bénéfices à une ONG africaine, Association Jeunesse Solide (AJS). Presque par hasard, je rejoins les membres du Karna et deviens un des petits organisateurs. Entre clowneries et vélo à fleurs, je mets ma touche de couleur dans ce groupe déjà rempli d'amour et de bonnes intentions. De belles amitiés se nouent. 

 

A la fin du festoch, je tombe sur deux babos musiciennes alors que je me promène habillé en clown avec un ami dans les rues de Lyon. C’est la musique qu’elles écoutaient qui nous avait attirés. Au bout de quelques heures à faire connaissance chez elles, elles nous proposent de les accompagner la semaine suivante, tout en bas de l'Espagne, en Andalousie pour les ferias. Sur un coup de tête, j’accepte cette trop belle occasion de m’échapper de France. Le vélo bariolé de mon grand-père et ma remorque sur le toit, deux chatons dans les bras, je m’installe dans la grande voiture de mes nouvelles amies.

 

 

Quand l’Espagne m’a mené en Angleterre… et m’a repris

 

A Barcelone, pas de soleil, grosse démotivation, les filles repartent. Tant pis, je vais continuer seul à vélo jusqu'en Andalousie. Pour saluer tant de courage, le soleil réapparaît et ne me quitte plus jusqu’à ce que je rencontre deux hippies anglaises qui me poussent à les suivre dans leur pays. 

 

Nouvelle traversée de la France pour atterrir dans deux festivals hippies d'une semaine Made in England. Le premier, confidentiel, magique, ne rassemblait que des baroudeurs de la route des Indes, des hippies de la vieille école. Le second, beaucoup plus populaire, ressemblait plutôt à une grosse teuf vaguement branchée où un village de tipis côtoyait des murs de son.

 

 

 

  

Au même moment, le Karnaval Humanitaire confirme un départ en Afrique prévu pour début juillet, dans un mois et demi. L’argent du festival a financé un puits au fin fond du Burkina Faso, il faut encore aménager ses abords et sensibiliser les villageois aux problèmes de santé dus à l’eau, en collaboration avec l'association burkinabé. Une opportunité de réaliser mon rêve d'enfant, voyager en Afrique…

 

 

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Publié à 23:00, le 31/12/2020, France

Commentaire sans titre

Meme pas question de courage, quand le coeur est là tout s'en suit. Merci pour tes histoires et merci de les partager, ensemble on a decouvert le Faso, c'est une experiance inoubliable ou tout les jours qui nous éloingnent un peu plus de cette vie là montre à quelle point le voyage est revêtu d'une splendeur qui continue d'habillé nos souvenir d'une tache indelebile

gRaSnAt² - 14:14 - 4/12/2008

Commentaire sans titre

waho mec ! Je suis franchement ravie d'être tomber par hazard sur ton blog, tu ne fais rêver et tu me donne encore plus envie de partir sur les routes d'la bohème :)
J'ai bien envie de discuter un peu avec toi, si t'es pas encore sur la route là.. ce qui est sur, c'est que ton blog jvais pas en perdre une miette ! Just Merci de faire partager ton aventure, peace :D

lu purple haze. - 10:36 - 26/04/2011

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